14 avril 2008
Le retour
Ca y est nous sommes de retour à Bordeaux, nous avons avec plaisir retrouvé la famille, les petits, tout d'abord Yanna la parisienne à qui nous avons souhaité l'anniversaire des 5 ans (spectacle du Roi Lion et goûter avec copains et copines) et ensuite les 2 garçons bordelais Julien et Max qui ont enfin retrouvé les mamie et papi qu'ils ne voyaient qu'en photos. Il ne manque plus que la petite Amendine devenue "saumuroise" pendant notre voyage, peut être le week end prochain. Deux mois loin des siens, c'est vraiment le maximum. Depuis presque une semaine, nous nous réadaptons à la vie française, nous n'avons pas encore repris nos habitudes. Nous refaisons le voyage en en parlant autour de nous et nous sommes ravis de faire partager notre plaisr. Nous vous remercions pour votre assiduité (900 visiteurs ), vos messages, vos encouragements et à bientôt pour de vrai et sur le blog pour le prochain voyage, l' an prochain.
02 avril 2008
Iguazu
Situees au nord est de l´Argentine et enclavees entre le Bresil et le Paraguay, les chutes d´Iguazu. Derniere halte de notre voyage dans un climat tropical, ce qui veut dire chaud et humide mais aussi beaucoup de cultures et de paysages luxuriants. Une route, Salta Iguazu longue, peu de villes ou villages, quelques traversees de rios ou le niveau des eaux est plus imposant que d´habitude car il pleut en Bolivie. Iguazu, petite ville calme tres verte avec des villas entretenues, entourees d´arbres et de fleurs. Ca nous change de l´aridite des plateaux andins.
Premier jour les chutes cote argentin avec 3 sites differents:
- le niveau inferieur ou nous avons l´impression d´etre sous les chutes avec un bruit assourdissant. Nous passons d´une chute a l´autre en traversant la foret tropicale peuplee d´oiseaux, de papillons mais pas de toucan embleme du site.
- le niveau superieur mois spectaculaire mais qui permet de comprendre comment naissent les chutes. Grace a une passerelle nous nous baladons au dessus du rio, un caiman et des surubis (poissons comestibles)semblent immobiles dans le courant.
- la gorge du diable. Un petit train, une passerelle de 500 m et nous voila au bord du gouffre d´ou en 2 rebonds et 170 m de hauteur, l´eau rejoint le rio Iguazu. Nous nous deplacons doucement aveugles et trempes par le crachin des chutes. Un moment tres attendu et inoubliable.
Deuxieme jour le cote bresilien. Il a plu toute la nuit et le ciel et bas et le trajet long. Un bus pour traverser la frontiere puis 2 autres bus pour atteindre l´éntree du parc et un autre bus pour les chutes. Pratiquement 2h mais cela vaut le coup. Nous voyons les memes chutes mais avec beaucoup de recul, nous avons ainsi une meilleure vue d´ensemble. Le spectacle est saisissant avec un contraste fort entre la vegetation peu eclairee, le ciel gris et les chutes qui etincellent. Le clou du spectacle, nous penetrons grace a une passerelle au coeur de la gorge du diable. Le temps s´arrete, le fracas nous isole et l´eau continue a s´ecouler. Apres avoir vu beaucoup de choses plus belles les unes que les autres nous avons ete impressionnes par la puissance de ce spectacle. Ces deux jours se completent parfaitement.
L´etape Iguazu se termine et nous redescendons vers Buenos Aires en faisant un arret a San Ignacio pour voir une mission jesuite. Sur 1,5 ha les jesuites et les Guaranis, indiens de la region, avaient construit au 17 eme siecle un village autour d´une eglise importante, ou tout etait partage. Les indiens convertis trouvaient la de la nourriture et une protection contre les chasseurs d´esclaves portuguais. Les batiments de pierres rouges au milieu d´une vegetation abondante, ca pousse au recueillement. C´est la que le film "Mission" a ete tourne.
Nous passons une nuit a Buenos Aires avant de rejoindre la France pour feter les 5 ans de notre petite fille Yanna et bien sur vous retrouver tous.
Nous vous enverrons un dernier message depuis Bordeaux.
28 mars 2008
Nord Ouest Argentin
Nous voici dans l´Argentine indienne, loin de la Patagonie et de Buenos Aires, avec sa ferveur religieuse et son attachement a la terre.
Cela ne se voit pas trop ici mais le pays est en pleine crise, le gouvernement tente d´imposer a 47% toute la production agricole, il y a des manifestations dans toutes les grandes villes, des blocus de routes ayant pour consequence des supermarches vides de viande et de legume. Il faut dire que l´inflation est tres forte, cela nous inquiete pour le pays qui avait l´air de sortir la tete hors de l´eau apres la derniere recession.Voila pour le contexte, le voyage continue pour nous mais nous avons pas mal discute avec les Argentins de la gouvernance du pays, aucun fan.
Les villes visitees:
Jujuy tres vivante mais nous n´avons pas accroche.
Salta "la Linda" superbe, propre, joyeuse, des monuments coloniaux restaures. On aime s´y ballader , prendre un verre a la terrasse des cafes, discuter avec les manifestants...
Les petits villages authentiques au nord de Jujuy, tout le long de la Quebrada de Humauaca, classee par l´Unesco.Tout d´abord Humauaca et ses paysannes en jupes colorees sur pantalons noirs et foulards sur la tete recouverts de chapeaux noirs; Tilcara ou nous avons suivi la procession de Paques , toutes les bandas de la ville precedant les statues du Christ et de la vierge Marie dans une cacophonie de musique typique .Instant a la fois joyeux et plein de recueillement.Tous ces villages vouent une veritable veneration a la vierge et dans les eglises toutes les statues sont habillees dans un style tres naif. Tilcara et sa puquara (vous rappelez, une forteresse pre inca puis inca) au milieu de cactus. Un grand moment de bonheur. Et enfin Pumamarca et sa vallee du peintre, une explosion de couleurs, un eblouissement devant cette nature qui nous sort le grand jeu.
Puis depuis Salta , nous avons pris une excursion, car infaisable par nos propres moyens, pour faire la boucle Salta par les vallees Calchiques et retour par la Quebrada de las conchas ( coquillages).Nous nous sommes retrouves tous les 2 seuls avec un guide super, capable d´aborder tous les sujets. Une excursion a faire absolument dans cette region meme si la route aller est particulierement difficile, non goudronnnee, etroite, poussiereuse et parfois vertigineuse.Nous avons traverse des vallees fertiles tres vertes puis apres un col a 3500 metres nous avons bascule dans le desert de cactus (une espece protegee de 15 a 25 metres de hauteur, sachant que la pousse annuelle est de 1 cm/an, faites le calcul) et par le chemin de l´inca, une route rectiligne de 12 km tracee par les Incas en suivant les etoiles, nous avons rejoint Cachi un petit village perdu mais si agreable avec son eglise de far west, sa place a l´ombre des palmiers et des poivriers. Puis se sont succedes des maisons en argile construites sur le modele colonial, des paysants dans leurs champs, des poivrons sechant au soleil, pour arriver dans un canyon secret, colore, un moment magique. Et enfin apres 8 heurs de piste nous arrivons a Cafayate, la ville du vin blanc le Torrontes, sa place ravissante ou il fait bon vivre avec en arriere plan les montagnes. Apres un repos merite, nous avons visite une cave avec degustation de leur vin blanc, nous aimons beaucoup puis pour completer la visite une fabrique de fromage de chevre, cela est nouveau pour eux, une visite instructive. Le retour vers Salta s´est fait par une autre Quebrada (vallee etroite), celle des Conchas, le paysage est devenu rouge, digne de l´ouest americain, des formations etonnantes, des chateaux, des barques, l´amphiteatre, la gorge du diable, tres different de la veille mais toujours aussi grandiose.
En conclusion, le monde possede tant de merveilles qu´il nous faudra bien continuer a le visiter, c´est ce que nous faisons en partant pour Iguazu, 24 heures de bus.
25 mars 2008
Atacama et ses merveilles
Comme vous allez le voir (cf nombre de photos) nous avons adore cette partie du Chili / Bolivie. Nous avons rayonne depuis San Pedro de Atacama, un village plein de charme malgre le nombre de touristes, construit en argile au milieu d une oasis en plein desert a 2700 m d altitude (important pour nous habituer aux 4000 / 5000 M a venir), des habitants indiens peu souriants mais adorables. Nous avons rencontre un francais, ancien conseille d etat, qui apres avoir tout largue en France, bourlingue depuis 12 ans en amerique du sud et est charge de reorganiser un organisme de voyage specialiste de la Bolivie. Il nous a conseille sur nos ballades dans le desert et l altiplano, une succession de merveilles.
- la Pukara de Quitor ancienne forteresse des Atacamanios lieu de resistance face aux Incas et aux Espagnols qui ont coupe pas mal de tetes indiennes ici.
- la vallee de la mort (vallee de mars), la vallee de la lune et son coucher de soleil, le sel partout present qui donne une impression de neige avec 40 degres cela fait drole.
- les geysers du Tatio impressionnants, surrealistes au lever du soleil, apres un depart a 4h du matin et une ascension a 4500 m (nous avons mache de la coca pour eviter le mal d altitude, pas tres bon mais a priori efficace).
- le salar (marais salant) d Atacamar au coucher du soleil avec sa lagune et ses flamants roses qui sillonnent le ciel.
- la vallee de Toconao aux mille arbres fruitiers.
- les petits villages andins de Toconao et Machuca et leurs mignonnes eglises aux portes et toits en bois de cactus a opposer a la construction en cours du plus grand observatoire astronomique du monde qui permettrait de voir marcher un homme sur la lune (projet americain, europeen et japonais)
- enfin le summum, l altiplano bolivien, son desert de Dali, ses couleurs, et ses lagunes, il n y a plus de mot pour les decrire et dire notre impression au milieu de nulle part a plus de 4500 m et toujours le vent. La premiere lagune blanche dans laquelle se reflete les andes, la verte avec en arriere plan le volcan Licancabur et enfin la lagune coloree qui, le vent soulevant de minuscules crevettes, prend des couleurs rouge rose brique rayee de blanc (le borax) et partout les flamants roses qui vivent la car tres friants des crevettes. Un grand grand coup de foudre. Pour mieux partager nos impressions,visualisez l album photos mais rien ne remplacera une visite pour ceux qui envisagent de venir dans la region.
Retour maintenant en Argentine vers Jujuy toujours en bus.
22 mars 2008
La Serena
La Serena, une ville tres agreable avec de belles maisons de l´epoque coloniale ( les tremblements n´ont pas trop sevi ) a 2 kilometres de l´ocean pacifique peu propice a la baignade car un courant froid longe cette partie de la cote. Ce courant dans cette contree tres chaude provoque tous les matins une brume qui permet aux plantes tropicales de pousser et a midi tous les jours le ciel devient bleu limpide et ce 300 jours par an.
A partir de la Serena nous sommes partis a la decouverte de la vallee de l´Elqui qui echappe a la brume et le ciel est bleu des le matin. Cette vallee est remarquable pour plusieurs choses:
- La plus intellectuelle, cette vallee est la terre natale d´une poetesse adoree au Chili, Gabriela Mistral, prix nobel de litterature.
- La plus terre a terre, c´est le lieu de naissance du "Pisco" alcool de vin. Nous ne vous l´avons pas encore dit l´aperitif prefere des chiliens est le "pisco sour", nous aimons bien, Marie Helene a la recette et vous le preparera au retour. Les vignes grimpent donc a l´assaut des versants peles.
- La plus elevee, les plus gros observatoires astronomiques sont la car il n´y a ni lumiere polluante ni nuage.
Petite anecdote, cette vallee est propice aux phenomenes surnaturels, soucoupes volantes apercues, extra terrestres ...
Vous l´avez compris nous avons beaucoup aime cette vallee, presque un paradis terrestre.
Felices Pascuas aux enfants, petits enfants, famille et amis
Prochaine etape le desert d´Atacama.
17 mars 2008
Santiago - Valparaiso
Apres les grands espaces de la Patagonie nous voila a Santiago capitale du Chili. Ville tres etendue (50*40 kms) avec son nuage de pollution que l´on apercoit a plusieurs dizaine de kms, situee dans une vallee coincee entre les andes et la cordilla Costa, tres cultivee. 6 millions de personnes soit plus d´un tiers de la population du Chili, tres metissee, gaie et accueillante. De nombreux quartiers tres differents: le barrio Paris Londres ou nous logeons dans un hotel ressemblant a une maison bourgeoise espagnole avec patio interieur, Santa Lucia un peu boheme et tres populaire, Providencia residentielle pour familles aisees, Bella vista aux murs peints et avec pour point d´orgue la maison de Pablo Neruda au pied du cerro San Cristobal.
Une visite de vigne (Concha y Torro pour Pauline) tres bien organisee ou nous avons aime le site, la presentation et surtout le vin accompagne d´une assiette de tapas.
Puis depart pour Valparaiso pour 2 jours, ville mythique pour Marie Helene. Grace au taxi nous trouvons une pension de famille extra sur la colline Conception avec un patron (philosophe en retraite) parlant de sa ville avec passion et en francais. Il nous propose des ballades romantiques sur differentes collines tres colorees avec des points de vue superbes sur la ville et sur le port. Nous voulions tellement tout voir que nous nous sommes epuises : la maison de Pablo Neruda (une autre...) un bric a brac etonnant, la colline Bella vista avec son musee a ciel ouvert, les fameux ascenceurs plus ou moins longs mais souvent pentus et brinquebalants et la lumiere qui ecrase ou met en valeur toutes ces maisons tres colorees.... La ville basse qui a du etre splendide autrefois demande aujourd´hui beaucoup d´imagination pour etre appreciee, quelques superbes facades encore debout mais beaucoup de ruines.
Nous avons aussi, pousses par la rumeur, visite Viña del mar sans vraiment accrocher a ce bord de mer massacre par les nombreux et tres hauts immeubles neufs.
Nous montons vers le nord avec un stop prevu a La Serena au bord de l´ocean Pacifique .
NB : Ne chercher pas les photos sur Santiago, un virus a frappe......
11 mars 2008
Sur les traces de San Martin
Un peu d´histoire pour commencer. Si vous venez en Argentine ou au Chili, vous ne pourrez absolument pas passer a cote de San Martin, le liberateur de l´Argentine et du Chili de l´emprise des Espagnols. Comme lui, de Mendoza, nous avons rejoint Santiago du Chili par la route des Andes.
Mendoza, la capitale viticole d´Argentine, est une ville agreable a vivre mais sans caractere particulier, pour cause de multiples tremblements de terre. Nous avons eu la chance de tomber sur des jours de fete. Le 1er soir, la fete italienne ou les descendants d´immigrants italiens et ils sont nombreux font deguster les specialites de leurs regions d´origine et tout cela en chansons. Tres sympathique. Le 2eme soir, LA FETE nationale des vendanges. Des milliers de personnes viennent du Chili et de tout le pays participer a l´election de la reine des vendanges (nous avons d´ailleurs eu du mal a trouver une chambre). Chaque quartier presente une candidate, il y a des 4X3 dans toute la ville et nous avons assiste au defile de chaque candidate sur son char. Toute la ville etait dehors, des bebes aux ancetres, l´ambiance etait tres gaie mais sans aucun debordement. Une belle occasion pour nous de nous immerger dans les coutumes locales. Vous vous doutez bien que nous sommes alles voir les vignes de pres, en velo c´est plus sur pour gouter le vin argentin, vin agreable bien travaille.
Apres Mendoza, les Andes ses magnifiques sommets. Nous avons fait une halte a 2800m a Puente del Inca pour admirer 2 oeuvres de la nature, le pont de l´inca forme de sel et de soufre et bien sur l´Aconcagua et ses plus de 6800 metres d´altitude, le massif le plus eleve apres le Tibet. Apres un col a 4000 metres nous avons pris une route en lacets, vertigineuse, pour rejoindre la vallee de Santiago en passant par toutes les etapes de vegetation( buisson, feuillus, cultures, arbres fruitiers, vignes et oliviers). Une route minerale impressionnante ou nous nous sommes sentis tres petits.
Et maintenant les villes de Santiago, Valparaiso.
06 mars 2008
Bariloche
Une traversee de reve
Nous avons achete a Puerto Varas au bord du lac llanquihue et face au volcan Osorno, une traversee Chili Argentine par les lacs et les volcans. Cette traversee a ete realisee pour la premiere fois par des francais a cheval et en 3 mois. Une entreprise chilienne a repris le flambeau et a le monopole de cette excursion, impossible de la faire seuls. Il n´y a pas de mots pour decrire cette traversee, meme le soleil etait de la partie. C´etait magnifique, grandiose, des bleus et des verts de toutes les nuances entre ciel, lacs, volcans et vegetation encore vierge. Et maintenant quelques details pour accompagner les photos.
Depart a 8 h, nous avons longe en bus le lac llanquihue (2 h). Arrives a Petrohue nous avons decouvert le salto de Petrohue, plus impressionnant qu´une cascade, et toujours le volcan Osorno avec quelques nuages accroches. Puis le clou de la journee, la traversee en catamaran (1h40) du lago Todos los santos (lac de tous les saints car decouvert par les jesuites un 1er novembre) le plus beau de part sa couleur et son cadre, volcans et vegetation...
A nouveau bus entre puerto Frias et Peulla pendant 2h. Repas a Peulla un hotel superbe perdu au milieu des montagnes au bord du lac, un reve eveille. Passage en Argentine et traversee de 20 mn en bateau d´un petit lac vert, le lago Frias tout mignon dans son ecrin montagneux. Bus a nouveau 15 mn pour Puerto Alegre (pas celui mondialement connu) puis catamaran 1h pour traverser le grand lac argentin Nahuel Huapi. Le soleil baisse, la lumiere est diffuse, l´impression est encore differente et toujours aussi enthousiasmante.
Nous arrivons a Puerto Panuelo, le port de Bariloche que nous rejoignons en bus. Il est 22h et nous trouvons sans difficulte un hotel car la rentree scolaire est pour le lendemain. Nous nous souviendrons tres longtemps de cette traversee, un grand moment, nous vous l´avons raconte dans le detail pour vous faire rever et en garder le souvenir.
Et maintenant Bariloche, la Suisse. C´est cossu, la place et la cathedrale ont ete construites par des nostalgiques de l´Europe en pierre et en bois, tres lourd avec heureusement une vue superbe sur le lac. Bariloche est la ville ou les argentins viennent faire du ski l´hiver, c´est le lieu de rendez-vous de la jet set et des jeunes. C´est aussi la capitale du chocolat. Nous n´avons pas resiste au multiples supermarches du chocolat, le noir ne l´est pas assez pour nous mais cela se laisse manger sans difficulte.
A part la visite de Bariloche, nous avons longe cette fois ci la rive nord du lac pour aller a la Villa Angostura ou nous avons fait une ballade a pied agreable mais fatiguante (20 km) pour voir une foret d´Arrayanes, arbres couleur cannelle de la famille des eucalyptus, c´est la seule foret au monde.
Et voila, les grands espaces de la Patagonie c´est fini, un mois de passe hors du temps, loin de nos reperes dans une nature encore preservee. Un autre voyage demarre. Nous remontons vers Mendoza, les vignes argentines et les sommets andins a plus de 6000 metres.
Merci pour tous vos coucous et c´est toujours avec grand plaisir que nous vous lisons et recevons des nouvelles de vous et du pays.
03 mars 2008
Chiloe
Une ile vallonnee encore tres rurale qui jouit d´un micro climat, 60 jours de soleil par an, ce que nous avons pu experimenter car sur 3 jours nous avons eu 1/2 journee de soleil, 1 jour de pluie et le reste entre 2 et c´est l´ete. Nous avons pu nous reposer mais nous avons aussi visite l´ile entre 2 trombes d´eau. Cette ile est vraiment a part, elle est encore tres impregnee de traditions, de legendes et de tempetes (on comprend mieux les livres de Coloane, ecrivaint chilien ne a Chiloe).
Nous avons admire les maisons tres colorees, (sans doute pour compenser le manque de soleil) recouvertes de tuiles de bois d´alerce (arbre local de la famille du sequoia) en forme d´ecailles de poisson. Mais surtout nous avons visite les eglises de Chiloe tout en bois, il y en a plus de 150, et dont une dizaine sont classees au patrimoine mondial. Vraiment surprenant.
Pour ceux que les eglises n´interessent pas nous avons goute le plat national, le curanto, un melange de porc, de saucisses de moules et de palourdes avec pommes de terre et polienta. Bon ce n´est pas mauvais, ca tient au corps mais ce n´est pas tres fin.
Nous repassons maintenant en Argentine pour rejoindre Bariloche par une route de reve. Nous ne vous en dirons pas plus aujourd´hui.
27 février 2008
Route 40 - Carretera Austral
Un superbe voyage qui se merite.
La route 40 en Argentine jusqu´a Los Antiguos est une route non goudronnee qui traverse la steppe desertique, sous un ciel bleu d´une limpidite oubliee. A los Antiguos, une premiere interrogation, comment passer au Chili, un mini-bus banalise sans horaire nous fournit la solution. Arrivee a Chili Chico, un village de bout du monde, totalement endormi dans une anse de son lac, c´est dimanche, nous trouvons sans difficulte un hotel. Nous voulons maintenant prendre un bateau pour traverser le lac partage entre le Chili (lac Carrera) et l´Argentine (lac Buenos Aires), le plus grand d´Amerique du sud apres le lac Titicaca. Le bateau part a 8h, nous n´avons pas de billet, nous sommes en liste d´attente et le prochain part dans 2 jours.
C´est bon nous partons la traversee est magnifique. De l´autre cote pas de probleme une navette nous permet de rejoindre la premiere grande ville de la carretera austral. Coyhaique une petite ville sympathique ou nous trouvons de quoi nous loger au deuxieme essai. Prochaine etape, nous devons rejoindre Chaiten (directement ou avec un stop) lieu d´embarquement pour l´ile de Chiloe. L´office du tourisme nous aide a prendre la decision d´aller directement a Chaiten, c´est mardi, le bateau part mercredi et le suivant samedi.
La route est extraordinaire de beaute, on comprend la difficulte de sa construction qui date de 1976 et elle n´est toujours pas goudronnee. Nous traversons des montagnes, des lacs, des torrents avec de chaque cote des hauts sommets ennneiges et partout des fushias en fleur. Le ciel est toujours bleu et cela a un petit air de Suisse. Parti a 8h du matin nous arrivons a 8h du soir, le dos en compote, couverts de sueur et de poussiere car le moyen de locomotion pris est plus pres du taxi brousse que du bus. Personne ne reste sur la route alors on se tasse.
Chaiten un village en cul de sac, la route s´arrete la, le bateau pour Chiloe est plein et le prochain est dans 3 jours. Apres un moment de desarroi, nous nous rabattons avec l´aide d´un chilien sur un avion taxi, sans horaire de depart car le plafond est trop bas, qui nous amenera en milieu de journee a Puerto Montt sur le continent ou nous prenons un bus et un ferry pour Casto la capitale de l´ile de Chiloe. Ouf il est 18h, nous y sommes et y resterons 3 jours.

















